Ndee binndol firaaka tawo e Pulaar : ina hollira ma e Faransiire.
Entre 20 % et 45 % d'impôt sur le revenu : le grand écart fiscal de l'Afrique de l'Ouest
D'après les données de la Banque africaine de développement (BAD), le taux marginal maximal de l'impôt sur le revenu des personnes physiques en Afrique de l'Ouest accuse un écart de 25 points de pourcentage entre les pays les plus et les moins pressants, pour une moyenne régionale qui s'établit à 31,9 %. Cette grande disparité reflète des choix économiques contrastés au sein de la sous-région, où chaque État tente d'adapter sa politique fiscale à ses besoins budgétaires et à ses objectifs de développement.
En tête de ce classement régional, le Sénégal applique le taux le plus élevé avec 45 %, suivi de près par la Gambie à 43 % et le Ghana à 40 %. Un groupe intermédiaire rassemble la Côte d'Ivoire, la Sierra Leone, le Cap-Vert et le Liberia, tous établis à un taux maximal de 35 %, tandis que le Nigeria s'affiche à 32 % et la Guinée à 30 %. Enfin, des pays comme le Bénin à 27,5 %, le Burkina Faso à 25 %, la Guinée-Bissau à 24 %, ainsi que le Mali et le Togo fermant la marche avec 20 %, optent pour des prélèvements nettement plus modérés.
De telles divergences exercent une influence directe sur l'attractivité territoriale, orientant souvent les décisions d'implantation et de résidence des cadres, entrepreneurs et investisseurs régionaux ou internationaux. Toutefois, une fiscalité avantageuse ne suffit pas à elle seule à garantir l'attractivité économique d'un pays, car les investisseurs prennent également en compte la qualité des infrastructures, la stabilité politique et la sécurité juridique.
Dans ce contexte caractérisé par un écart important de 25 points entre les extrêmes, le véritable enjeu pour les pays d'Afrique de l'Ouest ne réside pas tant dans l'augmentation continue de la pression fiscale sur une minorité de contribuables déjà déclarés. La priorité stratégique s'oriente désormais vers l'élargissement de l'assiette fiscale et la modernisation du recouvrement, afin d'assurer une meilleure captation des revenus et de garantir des recettes publiques durables.




