
Matam : Face aux risques de crue du fleuve Sénégal, le gouverneur Saïd Dia rassure les populations et renforce la surveillance
La région de Matam reste en état de vigilance face aux risques de montée des eaux du fleuve Sénégal, à la suite de l'annonce de lâchers d'eau au barrage de Manantali. Ce jeudi 15 octobre 2026, le gouverneur de Matam, Saïd Dia, a tenu à rassurer les populations riveraines en affirmant que la situation demeure sous contrôle. Selon les données communiquées par l'autorité administrative, le niveau du fleuve est actuellement de 6,84 mètres, soit 1,16 mètre en dessous de la cote d'alerte fixée à 8 mètres.
Une surveillance permanente du niveau du fleuve Sénégal
Face aux inquiétudes liées aux lâchers d'eau annoncés au barrage de Manantali, les autorités administratives de Matam ont renforcé leur dispositif de suivi et de prévention.
Dans une communication officielle adressée à la presse, le gouverneur Saïd Dia a indiqué que les services compétents surveillent attentivement l'évolution du niveau du fleuve afin d'anticiper toute situation susceptible de menacer les populations.
Il a précisé que le niveau des eaux, mesuré à 6,84 mètres, reste inférieur au seuil d'alerte de 8 mètres.
Si ces chiffres ne justifient pas une panique immédiate, le gouverneur insiste néanmoins sur la nécessité de maintenir une vigilance constante, particulièrement dans les localités situées à proximité des berges.
Les services de l'État mobilisés pour prévenir les inondations
Pour faire face à une éventuelle montée des eaux, les services techniques de l'hydraulique, la Protection civile et les autorités administratives locales ont été mobilisés.
Les préfets de Matam et de Kanel, ainsi que les comités régionaux et départementaux de gestion des inondations, participent activement au dispositif de surveillance.
Les équipes techniques assurent un suivi régulier des variations du niveau du fleuve, avec des contrôles effectués heure par heure.
Parallèlement, des opérations de sensibilisation sont organisées auprès des habitants des zones riveraines afin de les informer sur les risques potentiels et les comportements à adopter en cas de montée importante des eaux.
Une attention particulière est accordée aux habitations situées dans les zones basses, ainsi qu'aux exploitations maraîchères installées à proximité du fleuve.
Des mesures d'évacuation déjà envisagées en cas de danger
Dans le cadre de cette mobilisation préventive, les autorités régionales ont également identifié des zones de repli destinées à accueillir les populations si une évacuation devenait nécessaire.
Les moyens logistiques permettant d'organiser d'éventuels déplacements ont également été examinés afin de garantir une intervention rapide en cas d'urgence.
Le gouverneur appelle ainsi les habitants à respecter les consignes de sécurité diffusées par les autorités compétentes et à signaler toute montée inhabituelle des eaux.
Ces mesures visent à réduire les risques pour les personnes, les habitations et les activités économiques, notamment l'agriculture et le maraîchage, qui occupent une place importante dans la vie des communautés riveraines.
Les populations appelées à rester vigilantes
Malgré une situation actuellement présentée comme maîtrisée, les autorités rappellent que l'évolution du niveau du fleuve Sénégal reste étroitement liée aux lâchers d'eau du barrage de Manantali et aux conditions hydrologiques dans le bassin.
La surveillance sera donc maintenue afin de suivre toute variation susceptible de rapprocher le fleuve de sa cote d'alerte.
Les habitants sont invités à éviter les comportements à risque, à suivre les communications officielles et à collaborer avec les services de sécurité et de secours.
À Matam, le message des autorités reste clair : aucune raison de céder à la panique pour le moment, mais une vigilance permanente demeure indispensable. Avec un niveau de 6,84 mètres pour une cote d'alerte fixée à 8 mètres, la situation reste sous surveillance afin de protéger les populations et leurs biens contre d'éventuelles inondations.
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