
LFR 2026 : le mouvement de Barthélémy Dias dénonce un « blocage politique » et appelle à la responsabilité
Le Réseau des cadres de Sénégal Bi Nu Bokk, mouvement dirigé par Barthélémy Dias, critique la position d'Ousmane Sonko et du groupe parlementaire Pastef sur la Loi de finances rectificative (LFR) 2026. Dans un communiqué publié le 25 octobre, l'organisation dénonce un « blocage politique » et appelle à privilégier les intérêts économiques du Sénégal.
Des critiques sur la gestion budgétaire
Selon le Réseau des cadres, le refus de soutenir la LFR 2026 ne constitue pas un contrôle parlementaire constructif. L'organisation rappelle qu'Ousmane Sonko avait participé à l'élaboration et à l'exécution du budget initial avant de contester son ajustement.
Elle évoque plusieurs indicateurs préoccupants, notamment une dette publique estimée à 27 132 milliards FCFA fin 2025, soit 105,3 % du PIB, et une révision des prévisions de croissance pour 2026 de 5 % à 2,7 %.
Le pouvoir d'achat et les finances publiques en question
Le communiqué pointe également la réduction prévue des subventions pétrolières, de 790 à 552 milliards FCFA, alors que le prix de l'essence avoisine 990 FCFA le litre.
Le mouvement souligne par ailleurs que le déficit budgétaire serait révisé de 1 245 à 1 735 milliards FCFA, tandis que les recettes attendues du Plan de redressement économique et social passeraient de 762,9 à 311,5 milliards FCFA.
Ces chiffres, avancés par le Réseau des cadres, alimentent ses inquiétudes concernant la situation financière du pays.
Un appel à dépasser les rivalités politiques
Pour Sénégal Bi Nu Bokk, rejeter le texte sans proposer d'amendements chiffrés ni de ressources alternatives pourrait compromettre le fonctionnement des services publics et fragiliser la confiance des partenaires financiers.
De son côté, Pastef défend son opposition au projet en invoquant notamment son rôle de contrôle parlementaire et des préoccupations relatives à la transparence budgétaire.
Le Réseau des cadres appelle ainsi les responsables politiques à privilégier des solutions économiques concrètes et des décisions fondées sur des données vérifiables, plutôt que les confrontations institutionnelles.
Source : Communiqué n°05/2026 du Réseau des cadres de Sénégal Bi Nu Bokk, du 25 octobre 2026.
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