
Mariages précoces et forcés : Bassirou Diomaye Faye salue l'engagement de Fatima Maada Bio pour la protection des filles en Afrique
Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a salué, ce mercredi 14 octobre 2026 à Dakar, l'engagement de Fatima Maada Bio, Première dame de Sierra Leone et présidente de l'Organisation des premières dames d'Afrique pour le développement (OPDAD), dans la lutte contre les mariages d'enfants, précoces et forcés. Cette mobilisation internationale a récemment abouti à l'adoption, par l'Assemblée générale des Nations unies, d'une résolution consacrant le 27 novembre comme Journée internationale pour l'élimination de ces pratiques.
La capitale sénégalaise a accueilli, ce mercredi 14 octobre 2026, une rencontre internationale consacrée à la protection, à l'autonomisation et à la résilience des femmes et des filles africaines.
Organisée dans le cadre du lancement officiel de la campagne « Building Resilience », cette rencontre a réuni plusieurs Premières dames du continent, des représentants institutionnels et des acteurs engagés dans la défense des droits des femmes.
Présidée par le chef de l'État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, la cérémonie a été l'occasion de mettre en lumière les initiatives africaines visant à lutter contre les violences et les discriminations dont sont victimes de nombreuses jeunes filles.
Parmi les actions évoquées figure l'engagement de Fatima Maada Bio, qui œuvre depuis plusieurs années pour la protection des enfants et la lutte contre les mariages précoces et forcés.
Le 27 novembre devient une journée internationale contre les mariages d'enfants
L'une des avancées majeures de cette mobilisation est l'adoption, le 4 septembre 2026, d'une résolution par l'Assemblée générale des Nations unies.
Ce texte institue officiellement le 27 novembre de chaque année comme Journée internationale pour l'élimination des mariages d'enfants, des mariages précoces et des mariages forcés.
Portée par la Sierra Leone et soutenue notamment par Fatima Maada Bio, cette initiative vise à renforcer la mobilisation internationale contre des pratiques qui compromettent les droits fondamentaux, la santé, l'éducation et l'avenir de millions de filles dans le monde.
Cette journée constituera désormais un rendez-vous annuel permettant aux gouvernements, aux organisations internationales et à la société civile d'intensifier les campagnes de sensibilisation et de promouvoir des actions concrètes pour protéger les enfants.
Diomaye Faye souligne le rôle des Premières dames dans la protection des filles
À l'occasion de cette rencontre, le président Bassirou Diomaye Faye a mis en avant l'importance de l'engagement des Premières dames africaines dans la promotion des droits des femmes et des enfants.
Le chef de l'État a notamment salué l'initiative défendue par Fatima Maada Bio, qui a contribué à porter la question des mariages précoces et forcés au plus haut niveau des institutions internationales.
Cette reconnaissance souligne le rôle que peuvent jouer les Premières dames dans le plaidoyer auprès des gouvernements, des organisations internationales et des communautés afin de renforcer les dispositifs de protection des filles.
Au-delà des déclarations, l'enjeu reste d'encourager l'adoption et l'application effective de mesures permettant de prévenir les mariages d'enfants, de maintenir les filles à l'école et de garantir leur accès à l'éducation et aux soins.
« Building Resilience » : une mobilisation pour l'autonomisation des femmes africaines
La campagne « Building Resilience », lancée à Dakar à l'initiative de la Première dame du Sénégal, Marie Khone Faye, s'inscrit dans une démarche continentale visant à renforcer les capacités des femmes et des filles confrontées aux difficultés économiques, sociales et environnementales.
Cette initiative met notamment l'accent sur l'éducation des filles, l'autonomisation économique des femmes, leur accès aux opportunités de développement et leur participation aux prises de décision.
Elle vise également à favoriser des réponses durables aux crises qui affectent particulièrement les populations féminines, notamment les effets du changement climatique, les conflits et la pauvreté.
Pour les participantes, la protection des droits des femmes et des filles doit s'accompagner d'investissements concrets et d'une meilleure prise en compte de leurs besoins dans les politiques publiques.
Le mariage précoce, un obstacle majeur à l'avenir des jeunes filles
Dans plusieurs régions du monde, notamment en Afrique, le mariage des enfants demeure une préoccupation importante pour les défenseurs des droits humains.
Cette pratique peut entraîner l'interruption de la scolarité, accroître les risques de grossesses précoces et exposer les jeunes filles à des difficultés sanitaires, économiques et sociales.
Elle peut également limiter leur autonomie et leurs possibilités de poursuivre une formation ou une activité professionnelle.
La lutte contre ces mariages nécessite donc une mobilisation impliquant les autorités publiques, les familles, les responsables communautaires, les organisations de jeunesse et les acteurs de la société civile.
L'éducation, la sensibilisation et l'application des lois de protection de l'enfance figurent parmi les principaux moyens d'action pour réduire ces pratiques.
Une reconnaissance internationale qui doit se traduire par des actions concrètes
Avec l'institution du 27 novembre comme journée internationale, la lutte contre les mariages d'enfants, précoces et forcés bénéficie désormais d'un cadre annuel de mobilisation à l'échelle mondiale.
Cette avancée diplomatique représente une reconnaissance des efforts engagés par Fatima Maada Bio et les organisations qui œuvrent pour la protection des jeunes filles.
Toutefois, la portée de cette décision dépendra des mesures prises par les États pour renforcer les dispositifs juridiques, soutenir les familles vulnérables et garantir aux enfants un environnement protecteur.
Pour le Sénégal et les autres pays africains concernés, cette mobilisation constitue une occasion de renforcer la coopération régionale et internationale en matière de droits des femmes et de protection de l'enfance.
En saluant l'engagement de Fatima Maada Bio, le président Bassirou Diomaye Faye réaffirme l'importance d'une mobilisation collective pour permettre à chaque fille de grandir, de poursuivre ses études et de construire librement son avenir, sans subir les conséquences d'un mariage précoce ou forcé.
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