Dakar, jeudi 15 octobre 2026
Le gouvernement burkinabè a adopté la création d'une nouvelle compétition de football dénommée « Ligue de la souveraineté », dans le cadre de l'Initiative présidentielle pour la Relève et la Promotion de l'Élite sportive. Selon la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l'Emploi, Annick Lydie Djouma Pikbougoum, cette initiative vise à rapprocher le sport de haut niveau des différentes régions du pays et à mieux répartir l'offre sportive sur le territoire national. La compétition réunira 20 équipes, avec une représentation prévue pour chaque région, ainsi que des équipes supplémentaires pour le Kadiogo et le Guiriko. À travers cette nouvelle ligue, les autorités entendent renforcer la promotion des talents locaux et favoriser le développement du football dans l'ensemble du Burkina Faso.Sénégal : Abdou Karim Guèye réclame la dissolution de l'Assemblée nationale et des enquêtes sur plusieurs milliards de FCFAParis : Le patrimoine culturel sénégalais rayonne de l'UNESCO à la Tour Eiffel grâce au Patrimoine Gala 2026Sénégal : Le juge Ibrahima Hamidou Dème dénonce un « deux poids, deux mesures » des autorités face aux discours xénophobesBudget 2027 au Sénégal : Les crédits de la Présidence et de la Primature augmentent, ceux de l'Assemblée nationale diminuentCyberattaque contre Avia : Une élève de Terminale arrêtée après avoir reçu 1,8 million FCFA, plus de 1 200 comptes piratésÉthiopie : L'armée fédérale reprend le contrôle de Zalambessa, près de la frontière érythréenne, sur fond de fortes tensions militairesYeumbeul-Sud : Une jeune mère abandonne son bébé de 15 mois dans un poste de santé, une enquête ouverte
Les crédits de la Présidence et de la Primature augmentent, ceux de l’Assemblée nationale diminuent
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Budget 2027 au Sénégal : Les crédits de la Présidence et de la Primature augmentent, ceux de l'Assemblée nationale diminuent

ActualitésPublié le 15/10/2026 à 13:32par Mamadou SALL3 vuesaucun commentaireLire cet article en pulaar

Le projet de loi de finances initiale pour l'année 2027 prévoit une nouvelle répartition des ressources de l'État sénégalais. Alors que les budgets de la Présidence de la République et de la Primature enregistrent des hausses, celui de l'Assemblée nationale connaît une réduction. Au total, plus de 296,6 milliards de francs CFA sont prévus pour le fonctionnement et les programmes de plusieurs institutions constitutionnelles.

Le Sénégal poursuit la préparation de son budget pour l'exercice 2027. Selon les documents budgétaires rendus publics, les recettes de l'État sont estimées à 6 012,1 milliards de francs CFA, tandis que les dépenses devraient atteindre 7 363,7 milliards de francs CFA.

Ces prévisions s'inscrivent dans une politique de maîtrise des finances publiques, dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer les ressources nationales et de poursuivre les investissements prioritaires.

Le projet de budget accorde une attention particulière aux institutions de la République, notamment la Présidence, la Primature, l'Assemblée nationale, la Cour suprême, la Cour des comptes et le Conseil constitutionnel.

La Présidence de la République voit son budget augmenter de 19,3 milliards de FCFA

Parmi les institutions concernées, la Présidence de la République bénéficie de la plus importante enveloppe budgétaire.

Ses crédits de paiement devraient atteindre 223,8 milliards de francs CFA en 2027, contre 204,5 milliards en 2026, soit une augmentation de 19,3 milliards de francs CFA.

Cette progression s'explique notamment par la hausse des ressources destinées au Fonds intergénérationnel, dont les crédits passent de 7,6 milliards à 39,7 milliards de francs CFA.

En revanche, les crédits du programme directement consacré à la Présidence diminuent, passant de 196,1 milliards à 183,3 milliards de francs CFA.

Les prévisions comprennent notamment 19,7 milliards pour les dépenses de personnel, 8,2 milliards pour l'acquisition de biens et services, 83,6 milliards pour les transferts courants et 60,1 milliards pour les transferts en capital.

L'Assemblée nationale enregistre une baisse de 1,2 milliard de FCFA

Contrairement à la Présidence, l'Assemblée nationale voit ses ressources budgétaires diminuer pour l'exercice 2027.

Les crédits prévus pour l'institution parlementaire s'établissent à 21,1 milliards de francs CFA, soit une réduction de 1,2 milliard par rapport à l'année précédente.

Dans le détail, 17,7 milliards de francs CFA sont destinés aux transferts courants, tandis que 3 milliards sont réservés aux transferts en capital.

Les investissements représentent, quant à eux, 318,2 millions de francs CFA.

Cette baisse intervient alors que l'Assemblée nationale poursuit ses missions législatives, de contrôle de l'action gouvernementale et d'évaluation des politiques publiques.

La Primature bénéficie d'une hausse de 1,4 milliard de FCFA

La Primature enregistre également une augmentation de ses crédits pour l'année 2027.

Son budget prévisionnel passe de 30,9 milliards de francs CFA en 2026 à 32,3 milliards en 2027, soit une progression de 1,4 milliard.

Cette enveloppe comprend 7,8 milliards de francs CFA pour les dépenses de personnel, 3,7 milliards pour l'achat de biens et services et 8,6 milliards pour les transferts courants.

Les investissements exécutés par l'État sont, pour leur part, évalués à 12,1 milliards de francs CFA.

Cette répartition reflète les moyens prévus pour accompagner les missions administratives et de coordination de l'action gouvernementale.

Des ajustements budgétaires pour les institutions judiciaires

Le projet de loi de finances prévoit également des modifications dans les ressources allouées aux principales institutions judiciaires.

Le Conseil constitutionnel bénéficie d'une légère augmentation de son enveloppe, qui passe de 1,3 milliard de francs CFA en 2026 à 1,5 milliard en 2027.

À l'inverse, la Cour suprême enregistre une baisse de ses crédits, qui passent de 4,7 milliards à 4,6 milliards de francs CFA.

La Cour des comptes connaît également une réduction budgétaire. Son enveloppe est ramenée de 13,4 milliards à environ 13 milliards de francs CFA.

Ces ajustements concernent des institutions essentielles au fonctionnement de l'État, notamment dans les domaines de la justice, du contrôle juridictionnel et de la surveillance des finances publiques.

Un budget 2027 marqué par les enjeux de maîtrise des dépenses publiques

Au-delà des variations constatées dans les budgets des institutions, le projet de loi de finances 2027 s'inscrit dans une démarche de consolidation budgétaire.

Avec des recettes prévues à 6 012,1 milliards de francs CFA et des dépenses estimées à 7 363,7 milliards, l'État devra poursuivre ses efforts pour maîtriser son déficit et assurer le financement de ses politiques publiques.

La répartition des crédits entre les différentes institutions traduit des choix budgétaires qui devront être examinés et débattus par les députés.

Le projet de loi de finances pour 2027 doit encore franchir les étapes parlementaires avant son adoption définitive.

Entre augmentation des ressources de la Présidence et de la Primature, réduction de celles de l'Assemblée nationale et ajustements concernant les institutions judiciaires, le budget 2027 met en évidence les arbitrages financiers envisagés par l'État sénégalais. Son examen à l'Assemblée nationale permettra d'apporter davantage d'éclaircissements sur les priorités retenues pour le prochain exercice budgétaire.

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