
Sénégal : une Gabonaise alerte sur la précarité et la détresse psychologique des étudiants gabonais à Dakar
Une entrepreneure gabonaise vivant entre Dakar et Libreville tire la sonnette d'alarme sur les conditions de vie difficiles de nombreux étudiants gabonais installés au Sénégal. Dans un témoignage publié sur les réseaux sociaux, elle évoque la dépression, les difficultés financières, les problèmes de santé et le coût élevé de la vie dans la capitale sénégalaise. Elle appelle les parents à mieux préparer financièrement les études de leurs enfants à l'étranger.
Opheliewax, Des étudiants confrontés à une précarité grandissante
Selon cette créatrice de marque gabonaise, de nombreux jeunes étudiants traversent des situations préoccupantes à Dakar. Certains rencontreraient des difficultés pour payer leur logement, leur alimentation ou leurs frais de scolarité.
Elle affirme recevoir régulièrement des témoignages d'étudiants en détresse psychologique, parfois à la recherche d'un accompagnement professionnel. Elle évoque également des problèmes de santé, des décès et les difficultés rencontrées par certaines familles pour financer les soins médicaux ou le rapatriement des dépouilles.

Ces observations reposent sur son expérience personnelle et les témoignages qu'elle dit recueillir. Aucun chiffre officiel n'est avancé pour mesurer l'ampleur de ces situations.
Étudier à Dakar : un budget mensuel important
L'entrepreneure remet en question l'idée selon laquelle le Sénégal constituerait systématiquement une destination universitaire peu coûteuse pour les familles gabonaises.
D'après ses estimations, une chambre en colocation peut coûter entre 80 000 et 150 000 FCFA par mois. Elle recommande également de prévoir au moins 80 000 FCFA pour l'alimentation, 30 000 à 50 000 FCFA pour les déplacements et des frais de scolarité pouvant atteindre 100 000 FCFA par mois dans certains établissements privés.
À ces dépenses s'ajoutent l'électricité, les soins médicaux, les fournitures universitaires et les besoins personnels. Elle rappelle aussi que certaines écoles ne bénéficieraient pas d'une reconnaissance des diplômes au Gabon, un point que les familles devraient vérifier avant toute inscription.
Un appel à la responsabilité des parents
Face à cette situation, la Gabonaise invite les familles à évaluer leurs ressources avant d'envoyer leurs enfants poursuivre des études à l'étranger.
Elle estime qu'un projet d'études doit tenir compte non seulement des frais d'inscription, mais aussi du logement, de la nourriture, des transports et des éventuelles urgences médicales.
Pour les familles qui ne peuvent plus assurer ces dépenses, elle recommande d'envisager un retour temporaire au Gabon plutôt que de laisser les étudiants affronter seuls des difficultés susceptibles d'aggraver leur vulnérabilité.
Ce témoignage relance la question de l'accompagnement social, financier et psychologique des étudiants étrangers au Sénégal, particulièrement ceux dont les familles disposent de ressources limitées.
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Source : Témoignage de Opheliewax une entrepreneure gabonaise publié sur les réseaux sociaux.







